Fourbure du cheval : symptĂŽmes, causes, diagnostic et traitements

Poney alezan aux crins lavés présentant une posture évocatrice de fourbure sur un sol dur

La fourbure du cheval est l’une des maladies les plus redoutĂ©es par les propriĂ©taires d’équidĂ©s. Pourtant, elle est aussi l’une des plus mal comprises. Beaucoup l’associent uniquement Ă  un cheval qui a mangĂ© trop d’herbe au printemps ou Ă  un poney en surpoids. Si ces situations peuvent effectivement favoriser son apparition, elles sont loin d’expliquer tous les cas.
La fourbure est une maladie complexe qui peut Ă©voluer rapidement, parfois de maniĂšre beaucoup plus discrĂšte qu’on ne l’imagine. Plus elle est dĂ©tectĂ©e tĂŽt, meilleures sont les chances de limiter les lĂ©sions du sabot et d’amĂ©liorer le confort du cheval.
Dans cet article, dĂ©couvrez ce qu’est rĂ©ellement la fourbure, comment reconnaĂźtre ses premiers symptĂŽmes, quelles sont ses principales causes et comment le vĂ©tĂ©rinaire Ă©tablit son diagnostic. Vous comprendrez Ă©galement la diffĂ©rence entre une fourbure aiguĂ« et une fourbure chronique, deux formes de la maladie qui nĂ©cessitent une prise en charge adaptĂ©e.

Qu’est-ce que la fourbure chez le cheval ?

La fourbure est une maladie qui touche les structures internes du pied. Elle provoque une inflammation et une altĂ©ration des tissus chargĂ©s de maintenir la troisiĂšme phalange Ă  l’intĂ©rieur du sabot. Lorsque ces tissus sont endommagĂ©s, ils ne parviennent plus Ă  assurer correctement leur rĂŽle de soutien. La troisiĂšme phalange peut alors pivoter ou s’enfoncer progressivement dans le sabot, entraĂźnant une douleur parfois trĂšs importante.
Contrairement Ă  une idĂ©e reçue, la fourbure n’est pas une maladie du sabot lui-mĂȘme. C’est une affection des tissus situĂ©s Ă  l’intĂ©rieur du pied. Les dĂ©formations visibles de la corne apparaissent souvent plus tard, lorsque les lĂ©sions sont dĂ©jĂ  installĂ©es.

Chez certains chevaux, la maladie Ă©volue rapidement. Chez d’autres, elle progresse plus discrĂštement, ce qui explique pourquoi elle peut parfois ĂȘtre diagnostiquĂ©e tardivement.

L’anatomie du sabot : comprendre ce qui se passe lors d’une fourbure

Pour comprendre la fourbure, il n’est pas nĂ©cessaire d’ĂȘtre vĂ©tĂ©rinaire. En revanche, connaĂźtre quelques Ă©lĂ©ments d’anatomie aide Ă  mieux comprendre les explications que vous donnera votre praticien.
À l’intĂ©rieur du sabot se trouve la troisiĂšme phalange, Ă©galement appelĂ©e phalange distale ou simplement P3. Il s’agit du dernier os du membre, entiĂšrement contenu dans la boĂźte cornĂ©e.
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, cette phalange ne repose pas directement sur la sole. Elle est maintenue en suspension grñce à des milliers de fines lamelles qui relient la paroi interne du sabot aux structures entourant l’os.
Les vétérinaires distinguent deux types de lamelles :
  • le kĂ©raphylle, rattachĂ© Ă  la paroi interne du sabot ;
  • le podophylle, situĂ© autour de la troisiĂšme phalange.

Ces deux structures s’emboĂźtent parfaitement les unes dans les autres, un peu comme les deux faces d’un scratch. Ensemble, elles assurent la liaison entre la paroi du sabot et les structures internes du pied. Elles maintiennent ainsi la troisiĂšme phalange dans sa position normale et participent au soutien du poids du cheval en absorbant une partie des contraintes exercĂ©es Ă  chaque pas.

Pourquoi la troisiĂšme phalange peut-elle basculer ?

Lorsqu’une fourbure se dĂ©clare, les lamelles s’enflamment puis se fragilisent progressivement. Elles ne sont alors plus capables de maintenir correctement la troisiĂšme phalange contre la paroi du sabot.
Dans le mĂȘme temps, le tendon flĂ©chisseur profond, qui s’insĂšre sous la troisiĂšme phalange, continue d’exercer une traction permanente. Sous l’effet de cette traction et du poids du cheval, la troisiĂšme phalange peut progressivement pivoter vers l’avant. Les vĂ©tĂ©rinaires parlent alors de rotation de la troisiĂšme phalange.
Dans les cas les plus sĂ©vĂšres, elle peut Ă©galement s’enfoncer dans le sabot. Ce phĂ©nomĂšne est appelĂ© affaissement ou descente de la troisiĂšme phalange. Lorsque les lĂ©sions sont trĂšs importantes, la troisiĂšme phalange peut exercer une forte pression sur la sole et, dans les situations les plus graves, la perforer.

Cette Ă©volution explique pourquoi la fourbure constitue une urgence vĂ©tĂ©rinaire : une prise en charge rapide permet de limiter les lĂ©sions des structures internes du pied et d’amĂ©liorer le pronostic.

Quels sont les symptĂŽmes de la fourbure chez le cheval ?

Tous les chevaux ne prĂ©sentent pas les mĂȘmes signes cliniques. Chez certains, la douleur apparaĂźt brutalement et devient rapidement spectaculaire. Chez d’autres, les premiers symptĂŽmes sont beaucoup plus discrets.
đŸ‘‰đŸ» C’est justement ce qui rend cette maladie difficile Ă  reconnaĂźtre dans certains cas.

Un cheval qui hĂ©site lĂ©gĂšrement Ă  tourner, qui raccourcit ses foulĂ©es ou qui semble moins volontaire Ă  se dĂ©placer n’est pas forcĂ©ment simplement « raide ». Ces modifications de locomotion peuvent constituer les premiers signes d’une fourbure.

Les signes les plus fréquents de fourbure

Lorsque la douleur augmente, le cheval adopte souvent une posture caractéristique. Si les antérieurs sont atteints, il peut les avancer devant lui et ramener davantage ses postérieurs sous son corps. Cette posture antalgique lui permet de reporter une partie de son poids vers les talons et les membres postérieurs afin de soulager les zones les plus douloureuses.
La dĂ©marche change Ă©galement. Beaucoup de propriĂ©taires dĂ©crivent un cheval qui semble marcher sur des Ɠufs. Les dĂ©placements deviennent prudents et hĂ©sitants, notamment sur un sol dur ou lorsqu’il faut effectuer un demi-tour.
Le cheval peut aussi refuser de donner un pied, piĂ©tiner en reportant son poids d’un membre Ă  l’autre ou rester couchĂ© plus longtemps que d’habitude. Dans les formes trĂšs douloureuses, il peut devenir rĂ©ticent Ă  tout dĂ©placement.

D’autres signes peuvent accompagner cette gĂȘne locomotrice : une perte d’appĂ©tit, de l’anxiĂ©tĂ©, des tremblements, une respiration plus rapide ou un isolement par rapport au reste du groupe.

La chaleur du sabot et le pouls digité

En cas de fourbure, les pieds peuvent sembler anormalement chauds. Cette observation doit cependant ĂȘtre interprĂ©tĂ©e avec prudence, car la tempĂ©rature des sabots peut naturellement varier au cours de la journĂ©e. Il est prĂ©fĂ©rable de comparer les diffĂ©rents pieds et de tenir compte des habitudes du cheval.
L’un des signes recherchĂ©s par le vĂ©tĂ©rinaire est le pouls digitĂ©. Il correspond au battement des artĂšres qui irriguent le pied. Chez un cheval en bonne santĂ©, il est souvent difficile Ă  percevoir. Lorsqu’une inflammation importante se dĂ©veloppe dans le sabot, ce pouls peut devenir plus fort et plus facile Ă  sentir.

Le pouls digitĂ© constitue un indice intĂ©ressant, mais il ne permet pas, Ă  lui seul, de confirmer une fourbure. Pour ĂȘtre rĂ©ellement utile, il est Ă©galement prĂ©fĂ©rable de connaĂźtre le pouls habituel de son cheval.

Une douleur qui ne s’exprime pas toujours de la mĂȘme façon

L’une des idĂ©es reçues les plus rĂ©pandues consiste Ă  penser qu’un cheval atteint de fourbure sera forcĂ©ment incapable de marcher.
En rĂ©alitĂ©, ce n’est pas toujours le cas.
Certains chevaux continuent Ă  se dĂ©placer alors que des lĂ©sions sont dĂ©jĂ  prĂ©sentes Ă  l’intĂ©rieur du sabot. Les symptĂŽmes peuvent rester modĂ©rĂ©s, fluctuer ou sembler disparaĂźtre momentanĂ©ment. À l’inverse, d’autres Ă©quidĂ©s expriment une douleur trĂšs importante dĂšs les premiers stades de la maladie.
Les Ăąnes, notamment, peuvent prĂ©senter des signes peu marquĂ©s malgrĂ© une atteinte rĂ©elle. Cette variabilitĂ© explique pourquoi un changement inhabituel de locomotion mĂ©rite toujours d’ĂȘtre pris au sĂ©rieux, mĂȘme si le cheval continue Ă  marcher.

Fourbure aiguë et fourbure chronique : quelles différences ?

Le mot fourbure désigne la maladie dans son ensemble, mais les vétérinaires distinguent deux formes principales : la fourbure aiguë et la fourbure chronique.
Comprendre cette diffĂ©rence permet de mieux apprĂ©hender l’évolution de la maladie et les objectifs de sa prise en charge.

La fourbure aiguë

La fourbure aiguĂ« correspond Ă  la phase de dĂ©but de la maladie, durant laquelle les signes cliniques apparaissent brutalement ou s’intensifient rapidement.
C’est au cours de cette pĂ©riode que les lĂ©sions des lamelles peuvent progresser et que la troisiĂšme phalange risque de changer de position. Le cheval peut prĂ©senter une douleur importante, des difficultĂ©s Ă  se dĂ©placer, une posture antalgique ainsi qu’un pouls digitĂ© marquĂ©.

L’objectif de la prise en charge est alors de limiter la douleur, de protĂ©ger les structures internes du pied et d’éviter autant que possible la rotation ou l’affaissement de la troisiĂšme phalange.

La fourbure chronique

On parle de fourbure chronique lorsque les conséquences de la maladie sont durablement installées. La troisiÚme phalange peut avoir changé de position et la croissance de la corne devient progressivement irréguliÚre, entraßnant une déformation du sabot au fil de sa repousse.
Le sabot pousse souvent plus rapidement au niveau des talons et plus lentement en pince. Le marĂ©chal-ferrant peut alors observer plusieurs modifications caractĂ©ristiques, comme l’apparition de stries horizontales sur la paroi. Une lĂ©gĂšre dĂ©pression au niveau du bourrelet coronaire (la zone situĂ©e Ă  la jonction entre la peau et le sabot, oĂč la corne est produite) peut Ă©galement ĂȘtre observĂ©e dans certains cas.
Il peut aussi constater un Ă©largissement de la ligne blanche. La ligne blanche est la zone qui relie la sole Ă  la paroi du sabot. Lorsqu’elle s’Ă©largit ou devient irrĂ©guliĂšre, cela peut traduire une perturbation du systĂšme lamellaire et un dĂ©placement de la troisiĂšme phalange.
Contrairement Ă  ce que l’on imagine souvent, un cheval atteint de fourbure chronique ne reste pas forcĂ©ment couchĂ© ou incapable de marcher. Certains retrouvent mĂȘme une locomotion presque normale, alors que les radiographies montrent que les lĂ©sions sont toujours prĂ©sentes.

C’est pourquoi seul un suivi rĂ©gulier par le vĂ©tĂ©rinaire et le marĂ©chal-ferrant permet d’évaluer correctement l’évolution de la maladie

Maréchal-ferrant en train de manipuler le sabot d'un cheval lors d'un contrÎle ou d'un parage, essentiel pour prévenir et prendre en charge la fourbure.

Quelles sont les causes de la fourbure ?

Pendant longtemps, la fourbure a Ă©tĂ© presque systĂ©matiquement associĂ©e Ă  un cheval ayant consommĂ© trop d’herbe au printemps. Cette idĂ©e n’est pas totalement fausse, mais elle est aujourd’hui largement incomplĂšte. Les connaissances vĂ©tĂ©rinaires montrent que la fourbure est toujours la consĂ©quence d’un autre problĂšme de santĂ© ou d’un dĂ©sĂ©quilibre de l’organisme. Identifier cette cause est indispensable, car traiter uniquement les consĂ©quences sans s’attaquer Ă  leur origine expose le cheval Ă  un risque important de rĂ©cidive.

Une alimentation trop riche

L’alimentation reste l’une des causes les plus connues de la fourbure.
Au printemps, l’herbe jeune est particuliĂšrement riche en fructanes, des sucres que le systĂšme digestif du cheval peut avoir du mal Ă  gĂ©rer lorsqu’ils sont consommĂ©s en grande quantitĂ©. Une mise Ă  l’herbe trop rapide, un accĂšs prolongĂ© Ă  une prairie trĂšs riche ou encore l’ingestion accidentelle d’une grande quantitĂ© de cĂ©rĂ©ales peuvent provoquer d’importants dĂ©sĂ©quilibres digestifs.
Ces perturbations entraĂźnent une rĂ©action inflammatoire qui peut atteindre les lamelles du sabot et favoriser l’apparition d’une fourbure.

Cela ne signifie pas pour autant que l’herbe est « mauvaise ». Tout est une question de quantitĂ©, de gestion du pĂąturage et de prĂ©disposition du cheval.

Le syndrome métabolique équin (SME)

Aujourd’hui, les vĂ©tĂ©rinaires savent que de nombreuses fourbures ne sont plus directement liĂ©es Ă  un excĂšs d’herbe, mais Ă  une maladie hormonale appelĂ©e syndrome mĂ©tabolique Ă©quin, ou SME.
Le SME est caractĂ©risĂ© par une rĂ©sistance Ă  l’insuline, aussi appelĂ©e insulino-rĂ©sistance. En temps normal, l’insuline permet au glucose de pĂ©nĂ©trer dans les cellules afin d’ĂȘtre utilisĂ© comme source d’énergie. Chez un cheval atteint de SME, cette hormone devient moins efficace. L’organisme en produit alors davantage, ce qui entraĂźne une hyperinsulinĂ©mie, c’est-Ă -dire un taux d’insuline anormalement Ă©levĂ© dans le sang.
Les recherches montrent aujourd’hui que cet excĂšs d’insuline peut altĂ©rer le fonctionnement des lamelles du sabot et favoriser l’apparition d’une fourbure, mĂȘme en l’absence d’un excĂšs alimentaire Ă©vident.

Les poneys, les races rustiques et les chevaux en surpoids sont particuliÚrement concernés.

La maladie de Cushing (PPID)

Autre affection fréquemment rencontrée : le PPID, plus connu sous le nom de maladie de Cushing.
Le PPID est une maladie endocrinienne qui touche principalement les chevaux ĂągĂ©s. Elle est liĂ©e Ă  un dysfonctionnement de l’hypophyse, une petite glande situĂ©e Ă  la base du cerveau, responsable de la production de plusieurs hormones.
Les chevaux atteints prĂ©sentent souvent un poil long qui mue difficilement, une fonte musculaire progressive, une consommation d’eau plus importante ou encore une baisse de forme. Mais l’un des signes qui alerte le plus souvent le vĂ©tĂ©rinaire reste
 la survenue d’une fourbure.

C’est pourquoi un cheval ĂągĂ© qui dĂ©veloppe une fourbure fera trĂšs souvent l’objet d’analyses sanguines afin de rechercher un Ă©ventuel PPID.

D’autres causes existent Ă©galement

MĂȘme si les maladies endocriniennes et les dĂ©sĂ©quilibres alimentaires reprĂ©sentent aujourd’hui une grande partie des cas, d’autres situations peuvent Ă©galement provoquer une fourbure.
Parmi les plus fréquentes, on retrouve :
  • une colique sĂ©vĂšre ;
  • une infection importante, comme une mĂ©trite aprĂšs le poulinage ;
  • une fourbure d’appui, lorsqu’un cheval reporte tout son poids sur un membre Ă  la suite d’une blessure ;
  • une diarrhĂ©e grave ;
  • un effort physique particuliĂšrement intense sur un sol trĂšs dur.

Toutes ces situations ont un point commun : elles perturbent le fonctionnement normal des lamelles et fragilisent les structures qui soutiennent la troisiĂšme phalange.

Comment le vétérinaire diagnostique-t-il une fourbure ?

Face à un cheval qui présente des signes évocateurs, le vétérinaire commence par réaliser un examen clinique complet.
Il observe la posture du cheval, sa maniĂšre de se dĂ©placer, la tempĂ©rature des sabots et recherche la prĂ©sence d’un pouls digitĂ© anormalement marquĂ©. Il utilise Ă©galement une pince exploratrice, un instrument qui permet d’exercer une lĂ©gĂšre pression sur diffĂ©rentes zones du sabot afin d’identifier les plus douloureuses.

Cet examen permet souvent de confirmer une forte suspicion de fourbure, mais il ne suffit pas à évaluer précisément les lésions.

Les radiographies du pied du cheval : un examen incontournable

Lorsqu’une fourbure est diagnostiquĂ©e ou fortement suspectĂ©e, les radiographies deviennent un outil indispensable.
Elles permettent de visualiser la position de la troisiĂšme phalange (P3) Ă  l’intĂ©rieur du sabot et de rĂ©pondre Ă  plusieurs questions essentielles :
  • La troisiĂšme phalange est-elle toujours correctement positionnĂ©e ?
  • Observe-t-on une rotation ?
  • Existe-t-il un affaissement ?
  • Les lĂ©sions Ă©voluent-elles favorablement au fil des semaines ?

Ces informations sont précieuses pour adapter le traitement, mais également pour guider le travail du maréchal-ferrant.

Les analyses sanguines

Lorsque le vétérinaire suspecte une origine endocrinienne, il pourra compléter son examen par une prise de sang.
Selon le contexte, celle-ci permettra notamment de rechercher :
  • un syndrome mĂ©tabolique Ă©quin (SME) ;
  • une maladie de Cushing (PPID) ;
  • d’autres anomalies susceptibles d’expliquer l’apparition de la fourbure.

Identifier la maladie Ă  l’origine de la fourbure est indispensable pour limiter le risque de rĂ©cidive.

Quels traitements pour une fourbure ?

La prise en charge d’une fourbure dĂ©pend de sa gravitĂ©, de son anciennetĂ© et de sa cause. En revanche, une rĂšgle reste toujours valable : plus le traitement est mis en place rapidement, meilleur est le pronostic.
Dans un premier temps, le vĂ©tĂ©rinaire cherchera Ă  soulager la douleur et Ă  limiter l’inflammation grĂące Ă  des anti-inflammatoires et des antalgiques adaptĂ©s. Dans certaines situations, une cryothĂ©rapie, consistant Ă  refroidir durablement les pieds, peut Ă©galement ĂȘtre proposĂ©e afin de limiter les lĂ©sions lorsqu’elle est mise en place trĂšs prĂ©cocement.
Le traitement repose Ă©galement sur une bonne gestion des appuis. C’est lĂ  qu’intervient le marĂ©chal-ferrant, dont le rĂŽle est essentiel. Selon les radiographies et l’évolution de la maladie, il pourra adapter le parage ou mettre en place une ferrure orthopĂ©dique destinĂ©e Ă  soutenir le pied et Ă  amĂ©liorer le confort du cheval.

Enfin, traiter la fourbure ne suffit pas. Il est indispensable de prendre en charge la maladie qui en est responsable. Sans cela, le risque de récidive reste élevé.

Peut-on prévenir la fourbure ?

MĂȘme si toutes les formes de fourbure ne peuvent pas ĂȘtre Ă©vitĂ©es, certaines mesures permettent de rĂ©duire significativement le risque.
Une alimentation adaptĂ©e, une mise Ă  l’herbe progressive, le maintien d’un poids corporel correct et un suivi rĂ©gulier des pieds constituent les principaux moyens de prĂ©vention.
Chez les chevaux prĂ©disposĂ©s, notamment les poneys, les races rustiques ou les chevaux ĂągĂ©s, un dĂ©pistage prĂ©coce du SME ou du PPID peut Ă©galement permettre d’agir avant l’apparition d’une premiĂšre crise.

Enfin, gardez en tĂȘte qu’un cheval qui change brutalement de locomotion n’est jamais Ă  prendre Ă  la lĂ©gĂšre. Une consultation rapide peut faire toute la diffĂ©rence.

FAQ : Fourbure du cheval – Questions frĂ©quentes

Un cheval atteint de fourbure peut-il guérir complÚtement ?
Tout dépend de la gravité des lésions. Lorsque la prise en charge est rapide, certains chevaux retrouvent une excellente qualité de vie. En revanche, si la troisiÚme phalange a subi une rotation ou un affaissement important, des séquelles peuvent persister et nécessiter un suivi à long terme.
Non. Si une alimentation trop riche peut favoriser son apparition, de nombreuses fourbures sont aujourd’hui liĂ©es Ă  des maladies endocriniennes comme le SME ou le PPID.
Oui. Contrairement Ă  une idĂ©e reçue, certains chevaux continuent Ă  se dĂ©placer malgrĂ© des lĂ©sions dĂ©jĂ  prĂ©sentes dans le sabot. C’est pourquoi une amĂ©lioration apparente ne doit jamais remplacer un examen vĂ©tĂ©rinaire.
Parce qu’elles permettent de visualiser la position de la troisiĂšme phalange et d’évaluer prĂ©cisĂ©ment l’évolution de la maladie. Elles sont Ă©galement indispensables pour adapter le travail du marĂ©chal-ferrant.
Oui. Si la cause n’est pas identifiĂ©e ou correctement prise en charge, le cheval peut prĂ©senter de nouveaux Ă©pisodes de fourbure.
Oui, mais certains prĂ©sentent un risque plus Ă©levĂ©, notamment les poneys, les races rustiques, les chevaux en surpoids ou ceux atteints d’un SME ou d’un PPID.

En bref, ce qu'il faut retenir sur la fourbure du cheval

La fourbure est une maladie complexe qui ne se rĂ©sume pas Ă  un simple excĂšs d’herbe. Elle rĂ©sulte d’une atteinte des lamelles du sabot, ces structures essentielles qui maintiennent la troisiĂšme phalange en place. Lorsqu’elles se dĂ©tĂ©riorent, des lĂ©sions parfois irrĂ©versibles peuvent apparaĂźtre et compromettre durablement la locomotion du cheval.
ReconnaĂźtre les premiers signes, consulter rapidement un vĂ©tĂ©rinaire et identifier la cause de la maladie sont les clĂ©s d’une prise en charge efficace. Aujourd’hui, les connaissances sur la fourbure ont considĂ©rablement Ă©voluĂ© et montrent l’importance des maladies endocriniennes, comme le syndrome mĂ©tabolique Ă©quin (SME) ou la maladie de Cushing (PPID), dans l’apparition de nombreux cas.

Enfin, mĂȘme si la fourbure reste une affection sĂ©rieuse, un diagnostic prĂ©coce, un suivi vĂ©tĂ©rinaire rigoureux et un travail Ă©troit avec le marĂ©chal-ferrant permettent Ă  de nombreux chevaux de conserver une bonne qualitĂ© de vie.

Cet article ne se substitue en aucun cas aux conseils de votre vétérinaire ou tout autre professionnel de santé animale.

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Charlotte pet sitter Blooming Pets

PassionnĂ©e par les animaux depuis mon enfance, j’ai toujours Ă©tĂ© entourĂ©e d’une vĂ©ritable mĂ©nagerie – actuellement composĂ©e de 4 poneys, 2 chevaux, 1 chien et 1 chat. 🐎🐕‍đŸŠș🐈
En tant que gĂ©rante de Blooming Pets, je comprends parfaitement les dĂ©fis rencontrĂ©s par les propriĂ©taires d’animaux.

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